Bien faire quand tout va mal !


Vous avez peut-être entendu parler de ce maçon qui voulait profiter de quelques journées de
congé, voici les raisons qu’il invoqua: "Lorsque je suis arrivé sur les lieux, j’ai remarqué que
suite au passage de l’ouragan, il manquait quelques briques au sommet de l’édifice. Je suis
alors monté sur le toit et j’y installai une poutre à laquelle j’arrimai un palan, ce qui me permit
de hisser sur le toit quelques barils de briques.

"Puis je redescendis, et en tenant fermement le câble, je commençai à lui donner du leste.
Malheureusement j’étais beaucoup plus léger que le baril de briques, et avant que je puisse
réagir, le baril se mit à descendre, et il m’arracha du sol. Cette propulsion m’attira à une
hauteur telle, que je dus me résigner à ne pas sauter.

A mi-chemin, je fus frappé par le baril descendant à toute vitesse, je ressentis une vive douleur
à l’épaule, puis continué mon ascension vers le sommet, je me frappai la tête sur la poutre et
mes doigts restèrent coincés dans la poulie.
Lorsque le baril s’écrasa au sol, le fonds céda laissant ainsi s’échapper toutes les briques.
J’étais alors devenu plus pesant que le baril, alors je piquai du nez à une vitesse vertigineuse.
A mi-chemin, je rencontrai le baril qui lui, montait très rapidement, ce qui provoqua plusieurs
blessures à ma mâchoire. En touchant le sol, ma chute fut amortie par un tas de briques, ce
qui me causa de nombreuses ecchymoses et de douloureuses coupures.






Je crois que je perdis connaissance, car j’ai échappé le câble, et le baril me tomba lourdement
sur la tête, ce qui occasionna mon transport à l’hôpital. Je demande donc humblement un
congé de maladie.

Nous avons tous connu des moments difficiles, mais ce n’est pas tellement la gravité du
problème qui compte, mais plutôt comment nous affrontons la situation. Les problèmes
peuvent soit nous détruire, soit nous bâtir. La différence se trouve dans notre attitude, dans
notre acceptation et dans ce que nous faisons pour résoudre nos problèmes.

Notre attitude. Si nous affrontons nos difficultés avec optimisme, et qu’avec l’aide de Dieu,
nous sommes déterminés à vaincre, nous sortirons gagnant. Mais peu importe notre niveau
intellectuel, si nous montrons une attitude défaitiste et si nous réagissons négativement, notre
cause est perdue d’avance.

Tout comme le dit Zig Ziglar dans son livre, Te voir en haut, "Notre attitude est plus importante
que nos aptitudes. Et malgré cette preuve écrasante qui supporte l’importance d’avoir une
bonne attitude mentale, tout notre système d’éducation qui va du jardin d’enfants au niveau
universitaire ignore complètement cet aspect essentiel de notre vie. Quatre-vingt-dix pour cent
de notre éducation est consacré à l’assimilation de données, alors que seulement dix pour cent
de notre éducation tient compte de nos "émotions" ou de nos attitudes".

"Des chiffres tout à fait incroyables, lorsque l’on considère que la section "pensante" de notre
cerveau ne représente que dix pour cent de la masse de notre cerveau "émotif". Une étude
menée par l’université de Harvard révèle que nos attitudes sont responsables à quatre-vingts
cinq pour cent de nos succès, alors que seulement quinze pour cent de ces mêmes réussites
sont attribuées à nos connaissances techniques."

Ziglar souligne aussi que William James, le père de la psychologie américaine, déclara que la
plus importante découverte contemporaine c’est que nous pouvons changer nos vies si nous
changeons nos attitudes.

Nous devons être réalistes si nous voulons vraiment résoudre nos problèmes.

Un de mes amis, médecin, me raconta l’histoire suivante: Une mère de famille s’était fracturée
un bras et son époux et son fils durent l’amener de force chez le médecin, et la maîtriser
pendant que le médecin lui plâtrait le bras.

Mais la dame ne cessait de répéter, "Mon bras n’est pas fracturé, tout va très bien docteur."

"Je vois" lui dit le docteur alors qu’il s’affairait à remettre en place le bras fracturé. Quelques
semaines s’écoulèrent et la dame retourna chez le médecin afin de faire enlever le plâtre. Son
bras était complètement guéri.

"Vous voyez bien" lui dit la dame, "Je vous l’avais bien dit que mon bras se portait très bien!"

Cette dame croyait fermement en un principe religieux qui la portait à croire qu’elle était
toujours en parfaite santé, et que rien ne pouvait lui arriver. Heureusement que les membres
de sa famille faisaient preuve de plus de réalisme. Nous devons avoir cette même attitude
réaliste face à nos problèmes, autrement nous ne réussirons pas à les résoudre.

Acceptation. Par ailleurs, nous devons accepter tout ce qui nous arrive. Il ne nous sert à rien de
dire "Ah! si seulement."

Un membre de ma famille fut, il y a quelques années, victime d’un infarctus qui le laissa
partiellement paralysé. Il lui fut particulièrement pénible et difficile de réapprendre à marcher,
à lire et à écrire.







Parce que les médecins croyaient que la crise aurait pu être évitée, il aurait été extrêmement
facile de dire "Si seulement j’avais su."

Il ne servait à rien de dire "Ah ! si seulement" Nous ne pouvions revenir dans le temps ni
changer le cours des choses, mais nous devions accepter la dure réalité, remettre les horloges à
l’heure et continuer à vivre.

Lorsque tout va mal dans votre vie, "Que faites-vous, et comment l’affrontez-vous?" Voilà une
question que me pose souvent les gens.

Primièrement. Exprimez vos émotions. S’il est une chose que j’ai apprise, c’est bien de ne pas
refouler mes émotions, alors si j’ai de la peine, je pleure. Pour exprimer notre joie, Dieu nous a
donné le rire, mais il nous a aussi donné des larmes pour exprimer nos peines et nos douleurs.
Une bonne crise de larmes apporte toujours des effets bénéfiques tout en apaisant l’âme. De
plus, lorsque je me sens frustré, je partage ma frustration avec un ami, ou si je suis en colère,
je partage mes émotions avec la personne qui m’a mise en colère, ou alors je prends une
feuille de papier et j’y écris toutes mes frustrations et puis je jette la feuille au panier.

Deuxièmement. Rendez grâces. Je me fais toujours un point d’honneur de remercier Dieu pour
toutes Ses bontés qui surpassent en grand nombre tous mes menus problèmes.

Troisièmement. Faites confiance à Dieu. J’ai appris à faire confiance à Dieu—même si j’ai
quelque fois douté. Je ne comprends pas pourquoi je dois affronter tous ces problèmes. Mais
je sais que Satan et toutes ses forces maléfiques vont utiliser les circonstances qui m’entourent
pour tenter de me détruire. Dieu, Lui veut utiliser ces mêmes circonstances pour m’aider à
grandir. C’est à moi de choisir mon camp.

Toutes ces difficultés que j’ai rencontrées m’ont servi de tremplin et m’ont aidé à grandir. Bien
sûr que l’on ne veut pas changer une combinaison gagnante. Toutes ces luttes et ces
tribulations ont à leur façon contribuer à la qualité de mon travail, si qualité il y a!

Je ne crois pas que les problèmes complexes que la vie nous apporte peuvent être réglés avec
des solutions simplistes, ni avec des remèdes miracles. Je sais que si seulement nous Lui
donnons l’occasion, Dieu utilisera ces temps difficiles pour nous enseigner. Et malgré toutes
les apparences souvent trompeuses, je crois aussi que "toutes choses concourent au bien de
ceux qui aiment Dieu (et qui Lui font confiance)"1 —même si les résultats peuvent parfois se
faire attendre!

Pouvez-vous utiliser vos difficultés comme des tremplins pour vous aider à grandir, et deman-
dez à Dieu de vous montrer quelle leçon Il veut que vous en tiriez ?

Si vous franchissez cette étape, votre vie sera grandement améliorée.

1. Voir Romains 8:28.

Copyright © de Richard (Dick) Innes





Reprinted with permission from
ACTS International
Le Foyer Chrétien
"Notre attitude est plus
importante que nos aptitudes."
"Nous pouvons changer nos vies
si nous changeons nos attitudes."
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